« J’ai commencé la formation professionnelle de pédagogie perceptive à un moment où je me sentais à bout de souffle dans mon métier. J’étais envahie par un grand sentiment d’impuissance face à ce que je ressentais comme étant de la violence dans les établissements scolaires. Je refusais de recourir systématiquement à l’autoritarisme et d’en payer les conséquences sur le plan de ma santé. Aujourd'hui, j’ai cessé d’avoir peur de ralentir mon rythme. J’ai changé ma manière d’être et d’enseigner en intégrant davantage d’altérité. Dès lors j’ai pu exprimer mes points de vue de manière plus paisible, car je ne me sentais plus engluée dans des rapports de rivalité. Plus confortable, car moins en tension, j’ai pu établir un nouveau rapport avec mes élèves : utiliser moins de punitions et de décibels. Je peux leur offrir une posture d’autorité sans me couper de mon humanité. Ma pédagogie s’est enrichie : je me sens aujourd'hui comme un chef d’orchestre, pouvant accorder la diversité des rythmes des élèves, y compris ceux en difficulté. Les exercices perceptifs que j’ai intégrés dans mes cours leur permet de gagner en autonomie dans leurs apprentissages, car ils peuvent les utiliser chez eux. »

Anne-Marie, professeur d’histoire-géographie en collège